Passer au menu Passer au contenu

Vous êtes sur le Site provincial, mais nous vous avons localisé dans la région : ###detected_region###

Maux de tête, fatigue, irritations… et si c’était l’air que vous respirez?

Publié le 20 janvier 2026 - Écrit par Service de santé et de sécurité du travail

Catégorie :

  • Producteur/Productrice
  • Santé et sécurité du travail

La qualité de l’air influence directement la santé, le confort et la productivité, pour les humains comme pour les animaux. Que ce soit dans une étable, un garage, un poulailler, un silo ou une salle de bureau, procéder à une analyse de la qualité de l’air est une obligation pour les employeurs en vertu du Règlement sur la santé et sécurité du travail Ce lien s'ouvrira dans une nouvelle fenêtre

 

Qu’est-ce qu’une bonne qualité de l’air?

L’air que nous respirons est essentiellement composé d’azote (78%) et d’oxygène (21%) ainsi que d’autres gaz en faibles quantités. Des changements à ces concentrations peuvent engendrer des conséquences sur la santé, comme une intoxication ou une asphyxie, par exemple. 

Selon le Comité canadien sur la qualité de l’air intérieur et les bâtiments, une bonne qualité de l’air intérieur signifie entre autres que celui-ci :

Les contaminants dans l’air

Voici un aperçu des principaux contaminants qui pourraient se retrouver dans l’air dans votre milieu de travail :

- Le dioxyde de carbone (CO₂), produit à la fois par les humains et les animaux ainsi que par la combustion de combustibles utilisés dans les systèmes de chauffage comme des chaudières au gaz ou à l’huile ou encore des chaufferettes portatives

- Les poussières et certains gaz (dont le formaldéhyde) provenant des matériaux de construction 

- Les vapeurs et composés organiques volatils émis par différents équipements et produits tels que les nettoyants, les désinfectants, les solvants, les pesticides, etc.

- Les acariens et les contaminants microbiens (champignons, moisissures, bactéries) issus des zones humides, des matériaux mouillés, des accumulations d’eau stagnante ou des bacs de récupération de condensation, fréquents dans les serres ou les bâtiments d’élevage

- L’ozone généré par certains équipements électriques

GARE au monoxyde de carbone!

Le monoxyde de carbone (CO) est un gaz inodore et incolore qui résulte d’une combustion incomplète de carburant et qui a pour effet de réduire l’apport d’oxygène dans le sang, pouvant entraîner une intoxication grave, voire un décès. Les employeurs et leurs travailleurs et travailleuses doivent prendre toutes les mesures nécessaires pour identifier et prévenir les risques d’intoxication au CO, pour lesquels une tolérance zéro est appliquée. Élaborer et appliquer une procédure sécuritaire de travail Ce lien s'ouvrira dans une nouvelle fenêtre, assurer une ventilation efficace et continue et procéder à une analyse de l’air à l’aide d’un détecteur de gaz sont des mesures permettant de prévenir les risques d’intoxication par du CO. Un aide-mémoire Ce lien s'ouvrira dans une nouvelle fenêtre résume toutes les informations importantes à connaître sur la prévention des intoxications liées CO, adapté au milieu agricole. 

Moyens de prévention 

Il n’est pas toujours possible d’éliminer à la source ce qui entraîne la présence de contaminants dans l’air (animal, machine, produit). Dans ce cas, il faut prévoir les mesures à mettre en place en fonction d’une hiérarchie des moyens de prévention. Ultimement, la concentration de contaminants dans l’air doit être inférieure aux valeurs d’exposition admissibles prévues à l’annexe I du RSST Ce lien s'ouvrira dans une nouvelle fenêtre.

Ventilation

Pour définir les besoins en ventilation, il faut d’abord identifier les caractéristiques des sources d’émission potentielles de contaminants dans l’air, comme :

- Le degré de toxicité des contaminants pour la santé humaine et l’environnement

- Si la source est fixe ou mobile

- Si la source est intermittente ou en continu

- La quantité de contaminants produite par unité de temps

- La dimension des poussières, s’il y a lieu

- La combustibilité

- L’explosibilité

La ventilation devra être adaptée en fonction des données recueillies. Il sera alors possible de choisir le type de ventilation à implanter, soit générale ou par aspiration à la source.

Détecteur de gaz

Seul un détecteur de gaz permet de mesurer avec précision l’absence ou à l’inverse la concentration de contaminants dans l’air, et cet appareil doit être l’un des deux suivants :

- Détecteur à usage industriel, calibré (« bump test ») et utilisé selon les recommandations du fabricant (les détecteurs à usage domestique ne sont pas adaptés, car non suffisamment précis)

- Détecteur portatif calibré, porté par la personne ou installé sur un équipement, par exemple sur un chariot élévateur

Combiner la ventilation avec la détection est une bonne stratégie pour assurer une qualité de l’air conforme aux valeurs limites du RSST. Malgré la mise en place de ces moyens, lorsque les valeurs limites ne sont toujours pas respectées, l’employeur doit fournir, comme dernier recours, un appareil de protection respiratoire Ce lien s'ouvrira dans une nouvelle fenêtre déterminé par le programme de protection respiratoire de l’entreprise. 

 

Références

CCHST: Qualité de l'air intérieur - Généralités Ce lien s'ouvrira dans une nouvelle fenêtre
Ventilation des lieux de travail -CNESST Ce lien s'ouvrira dans une nouvelle fenêtre
Prévenir les problèmes respiratoires Ce lien s'ouvrira dans une nouvelle fenêtre
Guide sur la qualité de l’air intérieur-CCQAIB Ce lien s'ouvrira dans une nouvelle fenêtre