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ÉDITORIAL | Budget 2026-2027 et la nouvelle campagne de la SPCA

Publié le 20 mars 2026 - Écrit par Martin Caron

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Un statu quo budgétaire décevant

Le ministre des Finances du Québec, Eric Girard, avait prévenu les contribuables que son budget 2026-2027 serait « sobre, ciblé et responsable ». Au chapitre de l’agriculture et de la foresterie privée, on est toutefois bien en deçà de la sobriété.

Comme en témoigne l’article dans La Terre de chez nousCe lien s'ouvrira dans une nouvelle fenêtre, on compte très peu de mesures d’intérêt pour nos entreprises, malgré des finances publiques moins moroses que prévu, et même s’il s’agissait du dernier budget d’ici les élections générales. Le gouvernement avait une ultime occasion de répondre à plusieurs des attentes légitimes et récurrentes des productrices et producteurs agricoles et forestiers. Le ministre Eric Girard a même pris la peine de rappeler « l’importance d’un environnement d’affaires compétitif, caractérisé par un cadre réglementaire simple et stable ». Nos entreprises devront malheureusement chercher ailleurs que dans ce budget pour s’en prévaloir.

 

La situation est d’autant plus frustrante que le budget du ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec (MAPAQ) augmente à un rythme presque deux fois plus lent (+34 % en 8 ans) que les dépenses globales de l’État (+61 %).

Des investissements importants étaient requis pour permettre au premier secteur primaire au Québec, un secteur d’avenir, de poursuivre son développement. Le budget 2026-2027 ne prévoit rien à ce sujet.

Les deux candidats à la direction de la Coalition Avenir Québec, Bernard Drainville et Christine Fréchette, ont proposé, ces dernières semaines, de rembourser les entreprises agricoles en matière de tarification du carbone, de soutenir davantage la relève et d’alléger le fardeau administratif et réglementaire. Les productrices et producteurs s’attendent à ce que le gouvernement tienne ses promesses au cours des prochains mois.

 

Bien-être animal : une mise au point s’impose

Un mot sur la plus récente campagne de la SPCA de Montréal, intitulée « Mieux traités morts que vivants? ». Cette organisation dénonce depuis plusieurs années l’autoréglementation du bien-être animal dans le secteur agricole, prônant un rôle gouvernemental accru.

De telles attaques à l’endroit des productrices, des producteurs et de leur professionnalisme sont inacceptables et doivent être dénoncées.

Rappelons que les éleveurs québécois et canadiens ont à cœur le bien-être de leurs troupeaux et les soignent au quotidien avec bienveillance. C’est d’ailleurs pourquoi la majeure partie des secteurs d’élevage ont adopté des codes de pratiques étoffés au fil des années. Leur élaboration, sous l’égide du Conseil national pour les soins aux animaux d’élevageréunit non seulement des intervenants de l’industrie, mais aussi des groupes voués au bien-être des animaux, à la réglementation de leur protection, à la pratique vétérinaire et à la recherche universitaire. Cette approche concertée est unique au monde et mérite d’être soulignée.

Le MAPAQ encadre également le bien-être animal via la Stratégie québécoise de santé et de bien-être des animaux, pilotée par un comité de partenaires diversifiés (vétérinaires, industrie, protection animale). Toute situation inacceptable peut aussi être signalée en tout temps aux services d’inspection du ministère.

Notre organisation déplore fermement le recours aux slogans alarmistes et aux images sensationnalistes qui déforment la réalité. La désinformation n’est jamais une solution.