Warwick, 28 septembre 2026 — Dans le cadre de la prochaine élection provinciale, la Fédération de l’UPA du Centre-du-Québec, en collaboration avec le Syndicat de l’UPA des Bois-Francs, exige du prochain gouvernement des actions concrètes pour la relève agricole, notamment en facilitant les transferts de fermes aux prochaines générations.
Le modèle agricole québécois s’est longtemps basé sur le transfert intergénérationnel des entreprises existantes. Actuellement, près de 40 % des producteurs agricoles québécois sont âgés de plus de 55 ans et 78 % des entreprises agricoles de la province n’ont pas de plan de relève. Pour assurer la pérennité de l’agriculture québécoise et la résilience alimentaire de la province, surtout dans un climat géopolitique instable, le gouvernement doit soutenir efficacement les cédants et leur relève dans le transfert de fermes.
INCITATIFS POUR LA RELÈVE
Dans un contexte où l’effondrement du revenu net ces dernières années (1,2 G$ en 2021; 154,9 M$ en 2025), jumelé à une dette agricole sans précédent (34,2 G$ en 2025), nuit terriblement à la pérennité du secteur, ainsi qu’aux transferts à la prochaine génération. Le coût d’acquisition des actifs agricoles a sextuplé en 30 ans. La valeur des terres qui a augmenté de 700 % au cours des 20 dernières années. Pour toutes ces raisons, le prochain gouvernement doit mettre en place des incitatifs pour freiner les coûts exorbitants auxquels la relève agricole doit faire face. La Fédération de l’UPA Centre-du-Québec et le Syndicat de l’UPA des Bois-Francs demandent donc au prochain gouvernement de :
- Mettre en place un programme de prêts à long terme de type capital patient avec des taux d’intérêt bas et fixes sur une période de 40 ans pour l’achat d’une première terre agricole;
- Augmenter significativement les montants d’aide financière disponibles du Programme d'appui financier à la relève agricole et d’ainsi reconnaître le contexte inflationniste qui impacte directement les relèves;
- Rendre la profession plus attrayante en réduisant le fardeau administratif.
« Les cédants sont inquiets. Leur niveau de risque est élevé, dans un contexte où celles et ceux qui désirent prendre le relai de leur entreprise font face à un environnement d’affaires hostile et des coûts exorbitants. Cette conjoncture ajoute une pression immense sur les épaules des cédants et de leur relève. Le prochain gouvernement devra agir et mettre en place des mesures concrètes, dont des incitatifs fiscaux avantageux pour favoriser les transferts de fermes. Les cédants en ont beaucoup sur leurs épaules. Quel parti aura l’ambition de les soutenir? », demande Julie Bissonnette, présidente de la Fédération de l’UPA Centre-du-Québec.
MAINTENIR LE DYNAMISME DES RÉGIONS
En générant un environnement d’affaires laissant plus d’autonomie aux producteurs agricoles et en favorisant le repreneuriat agricole, le prochain gouvernement pourra ainsi protéger le dynamisme des régions du Québec, qui vivent principalement d’agriculture. En effet, une ferme transférée maintient des emplois directs et indirects en région, soutient les fournisseurs locaux et fait vivre les communautés rurales.
« Il ne faut pas écarter l’aspect de la santé psychologique. Le manque de relève ajoute un stress quotidien aux producteurs agricoles et les gens qui achètent une entreprise doivent composer avec un fardeau financier et administratif hors norme. De plus, selon le dernier Portrait de la relève agricole du Québec, 44 % des relèves établies ont un emploi à l’extérieur et ce travail représente en moyenne 72 % de leur revenu annuel. Ce n’est plus viable. », avance Camil Chabot, président du syndicat de l’UPA des Bois-Francs.
Rappelons que l’agriculture est un moteur économique et social essentiel pour le Centre-du-Québec. Les 3 000 entreprises agricoles établies sur le territoire génèrent un PIB annuel de 543 M$, soutiennent quelque 5 000 emplois et occupent 93 % de la région. Elle est la troisième région administrative la plus importante, en termes d’agriculture au Québec.
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Source et information :
Sébastien Poisson L’Espérance, conseiller aux communications et affaires publiques
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